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Claire Simon a réussi son concoursLa lauréate partage son plaisir de réalisatrice avec celui de faire aimer le cinéma. Ce n’est pas rien que d’intégrer la FEMIS, la grande école publique de l’enseignement du cinéma qui a remplacé, en 1986, l’Institut des Hautes Etudes Cinématographiques, fondé en 1943.

Ce n’est pas rien de laisser flirter sa caméra avec les espoirs , les doutes  figés, des candidats.  Les certitudes s’effacent dans les regards. Les échanges sont écrits, les empreintes d’images scannent les non-dits. Nous sommes face à la mythologie.

Quel regard face au sphinx ?

Qui interrogera le 7e Art droit dans les yeux ? Quel courage faut-il avoir pour oser défier les dieux dans leurs certitudes ? Le 7ème Art  n’est plus l’Olympe. Il est descendu de la montagne. Il côtoie l’humain. Il en est fini de l’usine à rêve chez à Kessel.  Le septième art n’est plus un mythe (encore que !). Nous sommes face à une série de métiers qui s’emboîtent comme un  Lego.

Mille et une fonctions qu’accueillent l’écran.

Mais avant la séance, la manufacture a ses protocoles. Le hasard fait partie, sinon de la règle, au moins des possibles. Nous percevons dans le film de Claire Simon, ses trajectoires. Ces lignes de force qui traverseraient, avec  importance, un tableau de la renaissance italienne. La construction y est inscrite.

Le cinéma est ainsi capté, avant même que le terme « moteur » ne soit prononcé. Il y a quelque chose d’indéfinissable dans le film de Claire Simon. Un truc qui rappelle le plaisir d’aller au « cinoche » pour découvrir le plaisir d’être là. Simplement. Les yeux grands ouverts.

Voilà un beau documentaire signé Claire Simon.  C’est du cinéma, simplement, du cinéma. Et c’est beaucoup par les temps numériques qui courent.