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L’Ouest est éternelEt même si aujourd’hui le Western a terminé sa course cinématographique, il reste les fantômes. Michel Faucheux nous offre la biographie de celui qui a glorifié l’histoire d’un continent avant qu’il ne devienne pays, sans jamais la prendre (l’Histoire) au pied de la lettre. William Frédérick Cody (1846-1919) a mis en pratique se que dira le sénateur Stoddard « Lorsque la légende dépasse la réalité, on imprime la légende », dans le célèbre film de John Ford, L’homme qui tua Liberty Valance.

Buffalo Bill, puisqu’il s’agit de lui, est un homme de l’Ouest. Eclaireur, chasseur de bisons (il en tua 69 en une journée - un pari -) pour le compte du chemin de fer et se forgea une réputation  de héros avec le duel qui l’opposa au célèbre chef Cheyenne Yellow-Hand. L’Ouest alors semble infini, tout comme ses richesses. Tout est à construire et à déconstruire.

Buffalo Bill le sait trop bien, lui le conteur qui a en référence un autre pionnier, Davy Crockett. C’est ainsi  que se construit par les mots une Légende qu’aucun autre pays (encore aujourd’hui) a été capable d’apprivoisée.

Michel Faucheux en éclaireur avisé débroussaille l’histoire pour nous conter à travers un homme, la construction d’un pays et  de sa mythologie. Buffalo Bill l’organisera en spectacle ; Buffalo Bill’s Wild West. L’histoire est fantasmé sous grand chapiteau mais avec de vrai protagonistes comme Sitting Bull, Anne Oakley… On y écrit la mythologie de la Conquête de l’Ouest, les aventures fantasmées sont imprimées… Mais les tournées ne suffisent plus (1883-1913). La légende doit être projetée.

Buffalo Bill représente bien cette Amérique en image.

Un an avant la naissance officielle du cinéma en 1895, William Frédéric Cody se met lui-même en scène dans une bande « Buffalo Bill ». L’histoire rejoint la fiction. La jonction entre l’imaginaire et la réalité est faite. Elle servira de moteur à la jeune  Amérique pour les fondement de son Histoire, et particulièrement à la naissance d’un genre, le Western.

Une autre figure des guerres indiennes avaient compris la valeur marchande de l’image. Geronimo, chef Apache et dernier « sauvage » à avoir combattu l’armée américaine. Dans sa réserve de Fort Sill, il vendait lui aussi son effigie (photo de Edward Sheriff Curtis).  Se sont-ils rencontrés, Cody et lui ? 

Peu importe. L’un comme l’autre, dans la défaite comme dans la gloire ont construit cet Olympe des temps modernes.  Buffalo Bill de Michel Faucheux est une aventure que l’on imagine sur grand écran. Comment cela pourrait-il en être autrement ?

 

À l’Ouest

de la

légende