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Heureux les hommes qui s’interrogent... 

La question  que Philippe Romon pose est celle de tout homme face au sphinx. Une question qui refuse la réponse, en tout cas celle que l’on voudrait entendre pour être sauvé. La mythologie s’inscrit dans le roman, avec ce verbe qui singularise l’auteur. Il ne s’appelle pas Paul Velasquez et pourtant Diégo n’est pas loin. Il suffit de regarder son chef-d’œuvre : Les Ménines. Le frère de Paul, en rêve certainement. En tout cas, les détails sont là. Dans l’observation.

Il suffit de regarder attentivement l’œuvre (1656) pour s’apercevoir de qui ont parle, de quel reflet il s’agit. L’interrogation du tableau n’est qu’un miroir, une fiction de la réalité. Ce qui en fait sa force.   Tout reflet est une interrogation sur le temps, et sur soi.

Le questionnement du roman de Philippe Romon se situe sur l’identité de ce que l’on voit, de ce que l’on est, de ce que l’on devient. Quoi de plus important que l’attache ?  La filiation. N’est-ce pas ce qui nous interroge dans  Les Ménines ? L’immobilisation du temps passé. De cette certitude d’avoir été là, au moment où il faut. Aristocrates et bourgeois posant, sûrs de leurs identités ! Mise en scène sociale.  Et pourtant, n’y-a-t-il pas dans tout cela un faux semblant ? Une usurpation d’identité ? Sommes-nous bien devant ce que l’on nous demande de voir ? Comment transmettre ? Le nom, le prénom ? La filiation ? Le regard ! L’histoire de soi ? L’itinéraire est parfois tumultueux. Il offre dans la difficulté d’être, les racines indispensables à se (re)construire.

Le roman est limpide et Philippe Romon nous propose cette approche picturale, par touches pour redessiner son « MOI » comme patronyme.  Une (en)quête de/sur soi.  Une belle aventure qui fait penser (à ceux qui le croient) que l’Homme est au centre de la mémoire.

 

 

Je ne m’appelle pas Paul Velasquez

Philippe Romon

carnetsnord

Prix : 19€