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Quoi de neuf depuis trente ans ?  C’est la question qu’a dû se poser Régis Sauder pendant son voyage de retour dans sa ville de Forbach. Que faire avec une caméra, écrire sur les souvenirs, les oublier peut-être pour s’inscrire dans la réalité brute ? Ecrire les silences et fixer les regards qui ont vieilli. Découvrir le décor sans vie d’une ville qui périclite. Elle n’est pas la seule à rendre l’eau, mais là, le témoignage est caméra au poing.

Le documentaire a cette force tranquille d’un peuple qui ne se résigne pas. Naturellement, malgré la tendresse effective que le réalisateur porte à sa ville, on sent le regard de l’étranger. Trop longtemps absent Régis. Trop d’évènements se sont passés en son absence. La désertification et l’abandon d’une ville qui vit dans le crédit, et qui ne fait pas partie des riches (elles au moins peuvent rembourser)… La pauvreté fait le nid de l’extrême droite… « Pourquoi pas au fond, puisque personne d’autre les écoutent ». Comme cela semble vrai ! Le délaissement est là, dans les plans vides que propose le réalisateur, dans le sentiment d’abandon, dans cette haine contenue.

Film sociologique mené d’une façon sage. L’écoute est filmée avec attention, mais sans effet, à quoi bon ? Ici, cela serait déplacé, un manque de respect à la souffrance. Il faut voir et enregistrer se que l’on voit, pas d’effet de manche. Ce n’est pas TF 1, monsieur !

Ville d’histoire. Et oui, avec un vieux secret de famille dont on ne parle pas, et qui pourtant déborde d’emblée à l’ouverture du film. Comme pour percer l’abcès et éviter l’inflammation.  Cette tache indélébile de la Seconde Guerre mondiale. Ce marqueur qui aujourd’hui encore ancre les mémoires.

Régis Sauder nous laisse déambuler dans son film, nous offrant quelques belles rencontres au détour d’un plan. Il sait, le réalisateur où mène son écriture, à quelque chose de plus personnel. Un cheminement d’auteur. Une séquence suffit.

Quelques plans à l’intérieur d’une maison. Lieu familial qui vient d’être vendu. Que reste-t-il alors de Forbach ? Le film nous mène alors dans les méandres d’une poésie urbaine que ne nous révèle pas tout de suite le film. Il n’est pas simple le retour, mais il est peut-être plus difficile de repartir de Forbach. Il faut tout l’œil de Régis Sauder pour nous conter cet amour à une ville meurtrie, laissée pour morte par les politiques… Il y a quelque chose d’indécent : l’indifférence qui transpire à travers le documentaire, parfaitement captée par le réalisateur. La solitude des laissés-pour-compte serre les poings… Jusqu’ici, tout va bien… Jusqu’ici tout va bien….

 

 

Retour à Forbach

Une film de

Régis Sauder

Actuellement aux 3 Luxembourg (Paris)

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