Zone de Texte: pour la Réunion des Grand Palais
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UN TROU A GINDOU

 

 

Cette photo n’a rien à voir avec la nostalgie du trou des Halles à Paris, où l’on tourna « Touche pas à la femme blanche », western de Marco Ferreri (1974) qui s’amusa à faire déambuler les indiens dans le mythique quartier des Halles de Paris. La belle prisonnière n’était autre que Catherine Deneuve.

Là aussi, il s’agit de cinéma, mais pas que. Les fondations soutiendront un lieu multiple où se côtoieront le théâtre, la danse, la musique et le cinéma… Voir plus si affinité.

Gindou, puisque c’est là que va s’élever le projet, reste une ville en résistance. Ville culturelle qui a su  créer l’impossible. Ses rencontres cinématographiques et sa pépinière d’auteurs.

Rappelez-vous que le César 2017 du court métrage a été décerné à Maïmouna Doucouré pour Maman(s), scénario qui sort tout droit du bourdonnement de la  Ruche (aide à l’écriture scénaristique).

Voilà un des nombreux exemples de la vivacité des Rencontres. Il y en a d’autres...

L’aventure continue dans cette ville du Lot, qui après avoir ouvert un théâtre de verdure où se précipitent devant l’écran, les soirs de rencontres, couverture sur les épaules près de 800 personnes chauffées à blanc… Soirée torride qui enivre de bonheur le public d’ici et d’ailleurs, et qui se promet avec le nouvel établissement en dur -, de conquérir un public plus large encore. Il n’y a aucun problème, nous en sommes sûrs. Le vaisseau de pierre et de bois voguera  bel et bien et pourvu que l’esprit de « Woodstock » reste en filagramme, l’aventure sera des plus réussie.  

Il faudrait rappeler aux grincheux, il y en a toujours et particulièrement en France, à ces quelques grognons qui croient que l’immobilisme est le meilleur moyen d’avancer, que le mot Culture n’a rien à voir avec un vocable grossier. On peut toujours faire sans, sauf que !

Il est bon d’annoncer avec un porte-voix, même si cela titille les oreilles des puristes, que la Culture est aussi une économie. Peut-être que le terme est un peu fort, n’empêche ! Disons le, d’une façon sobre et tout à fait vérifiable qu’aujourd’hui en  France, l’économie culturelle a le même poids que celle de l’automobile.

Et donc construire un lieu culturel dans une ville de près de 500 habitants est bigrement plus respectable qu’une entreprise qui délocalise pour les beaux yeux de ses actionnaires.

C’est là peut-être que la résistance, installée à Gindou, créatrice d’un univers unique, que croise chaque année plusieurs milliers de cinéphiles et qui, grâce à ce lieu en devenir, drainera une population nouvelle, curieuse et diversifiée.

Une aventure qui n’en finit pas de se dérouler comme un bon vieux western.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une odeur de pellicule brûlée