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C’est à Nice que cela se passe. Plus exactement au Musée de la Photographie Charles Nègre, 1 place Gautier et le phone est  04 97 13 42 20. Tout est dit, rien à ajouter, il ne vous reste plus que le billet TVG à prendre.

Cela étant écrit, place à l’image. Aux images, et à la représentation fantasques d’Helmut Newton, l’un des photographes de mode (mais pas que) les plus prolifiques. Fils d’une Américaine et d’un juif allemand, il suit avec ferveur et détermination, les cours de l’école américaine de Berlin. La bifurcation se fera en 1938 sous la pression Nazi. Il quitte l’Allemagne et voyage à saut de puce, pour rejoindre l’armée australienne comme logisticien.

Le cœur bat au rythme de l’obturateur photographique.

Un tempo visuel qui séduit la revue « Playboy » . Il y a dans le travail de Newton bien plus qu’une gravité entretenue,  du regard  il sait offrir à l’inconscient la vision d’un univers fantasmé. N’est-ce pas ce que l’on demande à un photographe ?

Helmut Newton photographie là ou cela fait mal, dans la révélation des frustrations. Il devance le plaisir et l’esthétisme. Une modernité de la femme qui n’a plus grand-chose avoir avec la Pin Up hollywoodienne. Elle est volontaire, dominatrice. Elle dispose de son image.

Nous sommes dans une représentativité contemporaine de l’histoire. Le monde change et le photographe capte cette lente mais réelle transformation. Visualisation moderne de la femme (et pas seulement de sa silhouette) que le photographe accompagne dans le changement. Il transcrit cette révolution du corps et du vêtement sans pour autant quitter le plaisir du regard.  Est-ce cette détermination artistique qui lui permettra de collaborer avec les plus grands magazines  ? Certainement. Mais son talent est là, comme l’empreinte d’un temps, aujourd’hui oublié.  Un temps sublimé aux couleurs vives et aux noirs et blancs façon polar. Clin d’œil au grand Hitchcock et à l’indéfinissable David Lynch.

La photo est un art de la construction.  L’exposition Helmut Newton est à découvrir, pas seulement pour les œuvres présentées mais aussi pour ce qui, historiquement, s’est inscrit dans la mémoire collective. La représentation, au-delà de la femme, d’une forme de liberté qui aujourd’hui aurait bien du mal à se faire accepter.

Tu es libre Newton !

 

 

Helmut Newton Amica Mailand 1982 © Helmut Newton Estate

Décalage

pictural