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Patron, un dernier pour la route ! Ok, nous faisons dans le politiquement très incorrect. Impensable aujourd’hui, dans notre société aseptisée et sans saveur.  Gabin et Audiard ne sont pas loin. Couleurs Noir et Blanc, cinéma d’un temps oublié dans lequel déambulait une autre figure, habitué des seconds rôles.

Raymond Bussières à la gouaille bien pendue, celle d’un Front Populaire qui ne rend pas l’âme, même après quelques verres.

Habitué (mais le cinéma français est coutumier du fait)  de ces cafés de coin de rues, ou juché sur un lampadaire, Bussières fait honneur au zinc, espace libertaire, qui l’air de rien ont fait l’histoire.

La belle et sociale aventure des bistrots est contée jusqu’au 21 juin à la Cité du vin (Bordeaux).

Cent œuvres exposées pour nous enivrer de ce bonheur simple et oublié, enfoui dans les poubelles du temps. Celui d’un moment, d’une discussion, d’un regard furtif, d’une connivence silencieuse, d’un alcool trop lourd.

Le bistrot (terminologie incertaine, pouvant venir d’une déclinaison poitevine du XIXe siècle) est avant tout un débit de boisson et accessoirement le nom du détenteur, comme son frère auvergnat, le bougnat.

De Baudelaire à Picasso, on imagine les prestigieux invite(é)s de l’exposition, car nombreuses sont les femmes qu’elles soient sujets des œuvres ou auteures elles mêmes à l’instar de La Toya Ruby Frazier, jeune photographe américaine dans le cliché Mom and Me in the Phase. Déambuler avec elles /eux, comme compagnes/ons à travers un siècle et demi des vies. Plus rien n’est aujourd’hui à prouver, autre peut-être que la parole libre résonne moins aujourd’hui dans les troquets. Les bistrots restent malgré leurs lentes disparitions, le lieu de la démocratie. Espace de contradictions et verbes hauts (trop sonores parfois). Espace ou les impossibles, parfois, se rejoignent. Pas seulement pas les idées, mais aussi par les comportements, le choix des commandes, de la réservation d’une table, du décor, des rencontres, intellectuelles, ouvrières, légères… Dames de charmes où charmantes dames… Des égarés également. Révolutionnaires parfois, paroles libératrices souvent.

Le bistrot, territoire  libertaire qui hante les politiques installée dans leurs convictions. Comme le souligne l’un des cartons de l’exposition, la première liberté des cafés et des bars est celle qu’on y apporte ! L’exposition ouvre les voies de l’histoire qui entre deux verres offrent à trinquer à l’humanité.

C’est pas beau, le son de deux verres qui teintent ?

 

Un dernier pour la route ?

1956 : La traversée de Paris réalisé par Claude Autant-Lara à partir d’une nouvelle de Marcel Aymé.

Jean Gabin, Bourvil. Extrait à découvrir à l’exposition

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Bel emblème que cette Petite Lina de Charles Camoin pour découvrir l’exposition